La chanson de roland en francais

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Il n’est pas étonnant de le retrouver en bonne place dans la littérature.

Attention, le récit de la Chanson de Roland ne correspond pas à la réalité historique

L’histoire a changé, pour devenir plus héroïque et pour porter un message plus fort.

Au cours la véritable bataille de Roncevaux, l’armée de Charlemagne a en réalité été attaquée par des Basques, un petit peuple qui habitait dans les montagnes proches de l’Espagne.

Roland et Olivier sont deux chevaliers très courageux. Il rencontre son compagnon et le frappe sur son heaume gemmé d’or : il le lui tranche jusqu’au nasal, mais il n’a pas atteint la tête. On s’en est autorisé pour attribuer cette œuvre à un certain Turold ou Théroulde qui n’a jamais été nommé, ni en vers ni en prose, par ses contemporains, tandis que les noms de la plupart des trouvères se trouvent fréquemment cités par les autres poètes du temps ou par les copistes.

Qu’est-ce qui est semblable ?

la chanson de roland en francais

Jamais il n’y aura homme d’aussi grande valeur.
Ah ! L’empereur en aura grand dommage. Que représente-t-elle ?
La main représente la main de Dieu (catholique). Tandis que le corps de l’armée se dirige vers la France, Roland et les douze preux, qui forment le cœur de l’arrière-garde, sont pris en embuscade au fond du col de Roncevaux.

Les deux yeux lui tournent en la tête, il perd l’ouïe et toute la vue ; il descend de cheval, se couche contre terre. » Olivier dit : « Maintenant je vous entends parler. La première mention d’une chanson de Roland se trouve dans le Roman de Rou, par Robert Wace, qui nous montre, avant la bataille d’Hastings (1066), un jongleur normand animant ainsi les soldats de Guillaume le Conquérant :

Taillefer qui moult bien cantoit,
Sur un cheval qui tost aloit,
Devant aus s’en aloit cantant
de Carlemane et de Rollant,
Et d’Olivier et des vassaux
qui moururent a Rainscevaus.

Peut-être ne s’agit-il pas plus expressément, dans ces vers, d’une chanson sur Roland que d’une chanson sur Olivier ou Charlemagne.

Ainsi de 4000 vers dont elle se composait, elle a été portée à 10 000 vers. C’est moi, Roland, qui vous aime tant ! Cela ressemble à une autre langue !

Comparez le premier vers de chacun des deux textes. Jamais il ne saurait assez se venger. Il contient 8 330 vers (plus du double du manuscrit d’Oxford).

»

Traduction :

Roland s’en retourne fouiller la plaine :
Il y a trouvé le corps de son compagnon Olivier,
Le tient étroitement serré contre son cœur,
Et, comme il peut, revient vers l’Archevêque.
Sur un écu, près des autres Pairs, il couche son ami.
Et l’Archevêque les a tous bénis et absous.
La douleur alors et les larmes de redoubler :
« Bel Olivier, mon compagnon, dit Roland,
« Vous fûtes fils au vaillant duc Renier
« Qui tenait la marche de Gênes-sur-Mer.
« Pour briser une lance, pour mettre en pièces un écu,
« Pour rompre et démailler un haubert,
« Pour conseiller loyalement les bons,
« Pour venir à bout des traîtres et des lâches,
« Jamais, en nulle terre, il n’y eut meilleur chevalier !

C’est l’un des plus anciens poèmes héroïques français du Moyen Âge, et le plus remarquable de tous. Quant à Ganelon, il y est finalement reconnu coupable de trahison à l’issue d’un duel judiciaire, et périt écartelé.


Personnages
  • Aude, fiancée de Roland et sœur d’Olivier.
  • Baligant, émir de Babylone ; Marsilion engage son aide contre Charlemagne.
  • Basan, baron franc, assassiné alors qu’il est ambassadeur de Marsile.
  • Bérengier, un des douze paladins tué par les troupes de Marsile ; il tue Estramarin et est tué par Grandoyne.
  • Besgun, cuisinier en chef de l’armée de Charlemagne ; il garde Ganelon après la découverte de sa trahison.
  • Blancandrin.
  • Bramimund, reine de Saragosse ; capturée et convertie par Charlemagne après la chute de la ville.
  • Briou, monseigneur de Courtechapelle, aide Ganelon.
  • Charlemagne, roi des Francs (pas encore empereur) et des peuples germaniques ; son armée combat les Sarrasins en Espagne.
  • Ganelon, seigneur traître qui encouragea Marsile à attaquer les Français.
  • Geboin, garde les Francs morts ; devient chef de la seconde colonne de Charlemagne.
  • Godefroy, barbier de Charlemagne ; frère de Thierry, défenseur de Charlemagne contre Pinabel.
  • Grandoyne, combattant pour Marsile ; fils du roi cappadocien Capuel ; tue Gerin, Gerier, Bérengier, Guy Saint Antoine, et le duc Astorge ; tué par Roland.
  • Hamon, commandant de la huitième division de Charlemagne.
  • Lorant, commandant d’une des premières divisions contre Baligant ; tué par Baligant.
  • Marsile, roi maure de Saragosse ; Roland le blesse mortellement.
  • Milon, garde les morts francs pendant que Charlemagne poursuit les Sarrasins.
  • Ogier, un Danois qui mène la troisième colonne contre les forces de Baligant.
  • Olivier, ami de Roland ; mortellement blessé par Marganice.
  • Othon, garde les morts francs pendant que Charlemagne poursuit les sarrasins.
  • Pinabel, combat pour Ganelon dans le combat juridique.
  • Roland, le héros de la Chanson ; neveu de Charlemagne ; chef de l’arrière-garde des forces franques ; tué par des montagnards basques pendant la bataille de Roncevaux.
  • Thierry, combat pour Charlemagne dans le combat juridique.
  • Turpin, archevêque de Reims.
  • L’ange Gabriel, ange commettant de nombreux miracles pour les Francs.
L’écho de l’altérité médiévale

La question des origines de la Chanson de Roland nourrit la controverse depuis 1865.